Lorena Diaz

Présentation
Biographie

La chose

Des individus deviennent une grande masse circulant dans la ville. Plusieurs corps en mouvement ou au repos. Certains font du tourisme, certains se dépêchent pour aller travailler, d'autres restent presque immobilisés dans un coin de la ville. Mais avant tout, les grandes villes restent synonymes de rapidité, de dynamisme. Dans cette pièce, je m'intéresse au réseau du métro et plus particulièrement aux lieux de passage, au wagon, à la station. Des endroits spécifiques où il faut se comporter de façon précise: on est constamment abreuvé de consignes, d'ordres.

La chose est une performance où je tente de rassembler l'univers adulte et l'univers infantile. Un habit coloré évoquant les pyjamas des enfants, est porté par un corps acéphale et asexué marchant à quatre pattes. Ensuite, ma voix établit une relation à partir des ordres qui sont répétés constamment dans le réseau du métro ou réitérés par les adultes envers des enfants.
Dans un premier temps, je dirige la chose vers l'espace. Ensuite, le langage met graduellement de la distance. On rentre ainsi dans une absurdité d'ordres. Les phrases se mêlent, se répètent: la chose bouge. Elle rentre dans le jeu, on l'admire. Cette chose est sensée obéir. Quelle sera sa réaction? Exécutera-t-elle les ordres?
Un dernier ordre est donné, l'invitant à se recentrer sur elle même, à fuir le jeu. «Sortez de là! Sortez des jambes!» La chose panique, elle est étourdie. C'est à ce moment là que je la prend pour la sortir de l'espace. Au creux de mes bras, elle redevient une sorte d'objet immobile, puis nous sortons.

La mémoire du sol

Marcher à Paris est un de mes plaisirs. Quand je suis arrivée, cela m’a semblé la meilleure façon de m’approcher de la ville. Depuis quelques jours, j’ai été fascinée par la quantité de chewing-gums qu’il y a par terre. Le sol à Paris a de la mémoire. Un sorte de virus qui s'incrémente aux lieux les plus touristiques.

J’étais étonnée du geste. Un geste systématique qui devient collectif. Quand j’ai trouvé cette trace, je suis devenu plus attentive aux détails. Lors de mes observations, je me suis rendu compte que de façon aléatoire, des chewing-gums se superposent parfois les uns aux autres. De cette manière, il se produit un contact silencieux entre deux personnes.

Le dessin public que je propose, vise rendre visible le sol et sa mémoire. Au même temps, je lie une personne avec une autre –symbolisée par sa trace, le chewing-gum laissé au sol- afin de créer un réseau. Lors d’un rendez-vous, plusieurs personnes sont invitées à dessiner le réseau avec de la craie. Dans ce cadre, on s’installe dans un lieu à Paris saturé de chewing-gums et on entoure chaque chewing-gum pour le lier avec un autre par une ligne. La situation produit une rencontre entre les gens qui jettent les chewing-gums et les gens qui font le dessin.

Née en 1981 à Bogotá, Colombie

 

FORMATION

Mai 2009
Diplôme en préparation 5ème année. École Nationale Supérieure des Beaux Arts Paris, France

Juin 2006
Diplôme 3ème année. École Nationale Supérieure des Beaux-Arts Paris, France

Octobre 2004
Maîtrise en Arts Plastiques. École de Beaux-Arts de l'université Nationale de Colombie Bogotá, Colombie

Novembre 2002
Séminaire: Gestion culturelle et politiques culturelles en Colombie
Université Nationale de Colombie Bogotá, Colombie

 

EXPOSITIONS

Á venir
Août 2009
Le sal sac, oeuvre prise pour la rencontre de performance Hemispheric Institute of performance and politics
Tisch School for the arts New York University.

Décembre 2008
Champ Libre Galerie Plume Paris, France

Décembre 2008
PrixICART École ICART Paris, France

Mai 2008
53 Salon d'art Contemporain de Montrouge
Théâtre de Montrouge Montrouge, France

Juin 2006
La rue Atelier Anne Rochette. École Nationale Supérieure des Beaux Arts Paris, France

Février 2006
Regards d’Amérique Latine Galerie du Minage Clisson, France

Février 2004
Entre Velos Culturales -Exposition Individuelle- Galerie “León de Greiff”
Université Nationale de Colombia Bogotá, Colombie

Novembre 2003
VIIIèmeSalon National d’Art Universitaire Fondation Gilberto Alzate Avendaño Bogotá, Colombie

Octobre 2003
Art Centro Colombo Americano Bogotá, Colombie

 

Avril 2003
Bienal de Suba Performances en suba Bogotá, Colombie

Novembre 2002
VIIèmeSalón nacional de arte universitario Galerie FENALCO Bogotá, Colombie

Septembre 2002
XXXème Salon Cano Musée d’art Université Nationale de Colombie Bogotá, Colombie

Juin 2002
Festival de performance de Cali Museo de Arte Moderno “La tertulia” Cali, Colombie

Février 2001
Arte en Conserva Galerie Estudio Urbano Bogotá, Colombie

 

RECOMPENCES ARTISTIQUES

Décembre 2008
Prix ICART École ICART Paris, France

Novembre 2003
Première Place VIIIème Salon National d’Art Universitaire
Fondation “Gilberto Alzate Avendaño” Bogotá, Colombie

Juin 2003
Première Place. Animation El hombre que amaba los árboles de Marc Bravo
Lorena Díaz, dibujos e interlineados.Vème Festival Audiovisual Bogotá, Colombie

Septembre 2002
Mention honorable XXXème Salon Cano. Musée d’Art Université Nationale de Colombie Bogotá, Colombie